Fenêtre sur le passé
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1893

Premiers arrivants

L’histoire de la municipalité de Lac-des-Écorces débute en 1893 lorsqu’une première famille de colons, la famille de Pierre Plouffe, s’établit sur le territoire du futur village de Lac-des-Écorces, sur les rives du lac du même nom, où se trouve aujourd’hui la Montée Plouffe. Il faut attendre encore deux ans, en 1895, pour qu’une autre famille, celle d’Édouard Paquette, s’établisse à l’endroit où le village prendra racine, soit le lot 11 du rang Sud-Est du canton Campbell, grosso modo où se trouve aujourd’hui la jonction entre l’avenue de l’Église et le boulevard Saint-François. L’année suivante, un premier magasin  général et un premier moulin à scie sont mis en opération par Joseph-Arthur Plouffe, près de l’endroit où se trouvait le Ranch El-Ben.

Édouard Paquette, au centre, colon du village

1906

1911

La première église

Formation du village

Seulement 5 ans après l’arrivée de la famille Plouffe, soit en 1898, on compte déjà une cinquantaine de familles établies sur le territoire. La population y devient nombreuse et réclame que les services nécessaires à leur vie, qui sont jusque-là presque tous centralisés à Rapide-de-l’Orignal (Mont-Laurier), soit rapprochés de leur communauté. Un souhait en partie réalisé en 1897 lorsque le territoire de Lac-des-Écorces devient une mission et qu’un prêtre-missionnaire commence à venir y dire la messe de manière périodique, ce qui aboutit à la construction de la première chapelle l’année suivante, sur un terrain donné par Édouard Paquette et Joseph Lauzon.

 

La première décennie du 20e siècle est pleine d’effervescence pour Lac-des-Écorces. La démographie continue d’augmenter et la population de plus en plus nombreuse justifie qu’on organise la communauté de manière officielle. Le premier bureau de poste est ouvert en 1903 alors que la première école (qui était située dans l’actuel parc Édouard-Paquette) entre en fonction l’année suivante. Déjà une mission depuis 1897, on veut un prêtre permanent qui sera là tous les dimanches en plus d’être disponible en tout temps pour répondre aux malaises spirituels de la population. Le clergé penche dans la même direction et, en 1906, la mission de Saint-François-Régis devient la paroisse du même nom. Le premier prêtre permanent, Eugène Coursol, arrive l’année suivante.

 

 

À la sortie de la décennie 1910, Lac-des-Écorces a donc tout ce qu’il faut pour officiellement devenir une municipalité. Le 28 janvier 1911, on constitue la municipalité du canton Campbell-Est, l’ancêtre de la municipalité de Lac-des-Écorces. Trois ans plus tard, Val-Barrette s’en détache pour devenir une municipalité à part entière, jusqu’à la vague de fusion municipale du début des années 2000 qui verra Val-Barrette redevenir une part de la municipalité de Lac-des-Écorces.

Saviez-vous que?

Lac-des-Écorces et Beaux-Rivages

Le village de Lac-des-Écorces et ses environs n’ont pas toujours été unis sous une seule et même municipalité. Après la création de la municipalité de Campbell-Est en 1911, Val-Barrette se détache en 1914 pour devenir une municipalité à part entière. En 1953, la municipalité de Campbell-Est se renomme Lac-des-Écorces puis, en 1955, elle se divise en deux. Le village devient la municipalité de Lac-des-Écorces Village alors que le reste du territoire s’organise sous la municipalité de Lac-des-Écorces Paroisse, qui devient municipalité de Beaux-Rivages en 1984. Ces trois municipalités, originellement une, se regroupent finalement en 2002 pour devenir la municipalité de Beaux-Rivages-Lac-des-Écorces-Val-Barrette. En 2003, pour simplifier, on renomme la municipalité « municipalité de Lac-des-Écorces ».

1929

Moulin à scie Paul-Viger sur le Lac-des-Écorces

L'industrie forestière

Les années suivant la municipalisation de 1911, l’industrie forestière de Campbell-Est explose. Plusieurs moulins à scie sont ouverts et beaucoup d’autres résidents deviennent des jobbers, des sous-contractants pour les grandes compagnies forestières. En 1928, l’électricité arrive au village de Lac-des-Écorces à la suite de la construction d’une ligne électrique entre la maison de J.E. Brosseau et le barrage Reno.

 

Comme pour la plupart des villages des Hautes-Laurentides, l’industrie forestière de Lac-des-Écorces est gravement touchée par la crise économique de 1929, situation qui n’ira qu’en s’empirant avec les crises économiques du début des années 1980 et du début des années 2000. Depuis l’après-guerre, face au déclin du secteur, la municipalité tente donc de diversifier son économie.

1945

La Red Pine Inn

Diversification économique

La voie de l’industrie touristique, empruntée par tant d’autres villages de la région, n’est alors pas la solution idéale pour la municipalité, trop de concurrence se trouvant à proximité (Val-Barrette et Lac-du-Cerf plus au sud, Lac-Saguay et Chute-Saint-Philippe à l’est et au nord). Lac-des-Écorces se positionne plutôt comme le centre des activités commerciales dans l’est du canton Campbell, présentant principalement des services d’accommodation (alimentation, dépanneurs, garages, stations-services), alors que les services plus spécialisés se situent à Mont-Laurier. La municipalité développe également dans la seconde moitié du 20e siècle une vocation résidentielle pour les travailleurs de Mont-Laurier et des villages environnants, la prolifération des routes et des voitures rendant possible cette situation.

Saviez-vous que?

Toponymie de Lac-des-Écorces

Nommée Campbell-Est jusqu’en 1953, la municipalité prend cette année-là la décision de se renommer. Jusqu’alors, elle portait un nom très descriptif : Campbell-Est, car c’était la partie est du canton de ce nom. On prend la décision de renommer la municipalité en l’honneur du grand lac qui se trouve en son centre, le Lac des Écorces, lui-même nommé ainsi en l’honneur des abondantes forêts de bouleaux qui poussent sur ses rives.